Élévation supra systolique de la pression intra-caverneuse secondaire à une stimulation du gland
Résumé
Auteurs : P. Lavoisier, R. Aloui, M. Schmidt, M. Gally - 1993
Le rôle des muscles périnéaux dans le processus de l'érection est encore très controversé. Le but de ce travail est d'étudier les variations de la pression intra-caverneuse lors d'une stimulation du gland, tout en mesurant l'activité des muscles périnéaux.
Au cours d'une érection, les auteurs ont exercé des variations de pression sur le gland, mesuré l'activité électromyographique des muscles ischio-caverneux et la pression intra-caverneuse. La stimulation provoque simultanément une contraction des muscles périnéaux et une élévation importante de la pression intra-caverneuse, dépassant de deux à quatre fois la pression systolique, la corrélation électromyographie et pression intra-caverneuse est forte r = 0,9. De plus, les contractions volontaires du périnée provoquent toujours de fortes élévations de pression corrélées en temps et en intensité avec l'activité électromyographie, r = 0,9.
Après anesthésie du nerf dorsal de la verge, l'élévation de la pression intra-caverneuse secondaire à la stimulation du gland, est pratiquement nulle, alors que les contractions volontaires gardent la même efficacité. Ce travail confirme les expérimentations animales, et suggère qu'au cours des mouvements de va-et-vient, les variations de pressions subies par le gland, du fait des muscles périvaginaux, déclenchent la contraction réflexe des muscles ischio-caverneux, provoquant de fortes élévations de la pression intra-caverneuse, laquelle participe de façon déterminante à la rigidité pénienne.
INTRODUCTION
La physiologie de l’érection est
toujours expliquée à partir d'un mécanisme purement vasculaire associant une
augmentation du débit d'entrée et une diminution du débit de sortie [1].
Cette conception, si elle explique bien l’existence de pressions
intra-caverneuses (PIC) infra systoliques, n'explique pas 1'existence de PIC
supra systoliques.
En effet, il a été enregistré aussi bien chez l’animal [2] que chez l'homme
[3, 4, 5], des élévations importantes de la PIC, au cours d'une érection,
pouvant dépasser 1 000 mm Hg chez 1'animal et 400 mm Hg chez l'homme. Ces
fortes élévations de pression ne peuvent s'expliquer par le mécanisme
vasculaire cité plus haut, car, en accord avec les lois de 1'hydrodynamique, même
si le débit d'entrée était maximum, ce qui pourrait entraîner une pression
égale à la pression systolique, et un débit de sortie nul, la PIC ne devrait
en aucun cas dépasser la pression systolique. Seule une compression extrinsèque
des corps caverneux, une fois la tumescence obtenue, nous paraît capable
d'expliquer ces élévations de pression supra systoliques observées.
Nous proposons un modèle expliquant la tumescence par un processus
essentiellement vasculaire où la PIC est toujours infra systolique, et la
rigidité reliée à la contraction des muscles ischio-caverneux (IC) provoquant
une PIC supra systolique.
Cette question reste néanmoins très discutée. Pour une revue générale, voir
le travail très documenté de Bondil [6]. Les anatomistes du début du siècle
considéraient les muscles IC comme responsables de la rigidité pénienne [6].
Plus récemment, Bors et coll [7], Newman et coll. [8], Gestenberg et coll. [9]
dénient toute action des muscles IC dans le processus de l'érection ou leur
attribuent un rôle mineur.
Lue et coll. [10] ont montré que chez le singe, une stimulation du nerf honteux
entraînait une augmentation de la PIC sans dépasser la pression systolique et
aucune activité musculaire n'est mentionnée. Pour Kollberg et coll. [11], les
muscles périnéaux ne sont pas nécessaires au processus érectile.
Malheureusement, les travaux les plus souvent cités, mettant en doute l'activité
musculaire au cours de la rigidité [7, 11], souffrent soit d'erreurs méthodologiques,
soit de mesures insuffisantes de 1'activité musculaire.
Par contre, Michal [12], Karacan [13] et Wespes [14] considèrent leur
participation comme importante dans l'obtention et le maintien de l'érection.
Les travaux de Becket [2] sur diverses espèces animales, en particulier sur le
cheval, soulignent de façon très évidente le lien existant entre les muscles
IC et les fortes élévations de la PIC qui atteignent 1 000 mm Hg.
Curieusement, ces travaux sont rarement cités.
Wespes [14] a montré que, durant la rigidité se produisait une activité
musculaire périnéale, au cours de laquelle la PIC pouvait atteindre le double
de la pression systolique.
Nous avons montré au cours d'un précédant travail que des contractions
volontaires des muscles périnéaux entraînaient une élévation supra
systolique de la PIC [4]. Nous avons également enregistré au cours du sommeil
des pics de pression de l'ordre de 400 mm Hg parfaitement corrélés avec
1'activité EMG des muscles périnéaux [5].
Nous savons également que des stimulations mécaniques du gland ou une
stimulation électrique du nerf dorsal entraînent une contraction réflexe des
muscles bulbo et IC [14, 15, 16].
Nous faisons l'hypothèse que les variations de pression subies par le gland au
cours de la pénétration par les muscles péri vaginaux entraînent une
contraction réflexe des muscles IC lesquels provoquent une élévation brutale
de la PIC participant à la rigidité pénienne.
Afin de tester cette hypothèse, nous avons mesuré simultanément les
variations de la PIC lors de variations de pression exercées sur le gland et
l'activité EMG des muscles IC.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Dix patients impuissants psychogènes
consultant notre centre ont participé à l’étude. Leur âge variait de 27 à
57 ans avec une moyenne de 44,5 ans. Tous les sujets présentant des signes de
pathologie organique furent exclus de l'étude.
Le diagnostic d'impuissance psychogène fut posé à partir de 1'interrogatoire,
et des critères de rigidimétrie nocturne minimum suivants : 3 érections
nocturnes, durées totales des érections 60 minutes, nombre de pics 80, delta
moyen de pression 120 mm Hg.
Les examens complémentaires suivants furent pratiqués : Doppler des artères
caverneuses après injection de papavérine, temps de latences des réflexes
bulbo- et ischio-caverneux, potentiels évoqués corticaux lors d'une
stimulation électrique du pénis.
Tous ces examens étaient normaux chez les dix patients considères.
La procédure expérimentale consistait donc à mesurer simultanément, au cours
d'une érection artificielle, la PIC, les variations de pression exercées sur
le gland, et l’activité EMG des muscles périnéaux.
La PIC fut mesurée de façon non invasive, grâce à un brassard hydraulique
enroulé sur le pénis, relié à un capteur de pression (sensym tronic St 200),
pouvant enregistrer des pressions de 0 à 1 000 mm Hg. La validation de ce procédé
de mesure a été réalisée précédemment [17], les valeurs enregistrées par
le brassard ont été corrélées avec la mesure directe à 1'aiguille de la PIC
r = 0,9. Ce brassard fut placé au niveau du tiers proximal du pénis. Un deuxième
brassard identique fut enroulé sur le gland et relié à un autre capteur de
pression de même référence. II enregistrait les variations de pression exercées
sur le gland.
L'expérimentateur a exercé sur la paroi externe du brassard des pressions
manuelles, transmises simultanément sur le gland et au capteur de pression. Les
deux capteurs furent calibrés avec une colonne de mercure avant chaque expérimentation.
Nous avons vérifié que les deux capteurs avaient bien un temps de réponse
identique et une parfaite calibration de la façon suivante : à l’aide d'un
robinet à trois voies, nous avons relié les deux capteurs à un seul brassard.
En exerçant des variations de pression sur ce brassard, nous avons pu constater
que les deux courbes étaient parfaitement superposables.
L’activité EMG a été mesurée à l’aide de petites électrodes de
contacts (1 cm de diamètre, Comepa) placées juste en dedans de la branche
ischio-pubienne gauche, en regard du muscle IC. Les deux signaux de pression,
comme le signal EMG intégré, furent amplifiés et stockés sur le disque dur
d'un micro-ordinateur IBM PC AT grâce à une carte Analog Digital Tecmar
Lab-Master. Les signaux d'entrée variaient de 0 à 10 volts, la fréquence
d'acquisition a été fixée à 600 Hz. Un logiciel Statgraphic a été utilisé
pour les études statistiques à partir des données numériques.
Après
obtention de l’érection par injection intra-caverneuse de 20 mg de papavérine,
des pressions furent exercées sur le gland. Dans un deuxième temps, on a
demandé aux patients de faire des contractions périnéales volontaires. Dans
un troisième temps, après anesthésie du nerf dorsal de la verge, par
injection de 2 cm3 de lidocaïne à 2 % juste en dessous de la
symphyse pubienne, les pressions sur le gland furent renouvelées ainsi que les
contractions volontaires
RÉSULTATS
La figure 1 nous montre une très
bonne simultanéité entre le stimulus (tracé du haut), la réponse EMG (au
milieu) et les variations de la PIC (tracé du bas). En l’absence de stimulus,
nous n'observons pas d'activité EMG, ni d'élévation de la PIC. Une faible
stimulation de l'ordre de 20 à 50 mm Hg peut induire une élévation de la PIC,
de deux à quatre fois la pression systolique, traduisant une amplification de
la réponse. La mesure de cette amplification, delta PIC/delta Stim, varie le
plus souvent entre 1,1 et 2,5. Pour un patient, ce rapport a atteint 5. Une
bonne corrélation est retrouvée entre l'amplitude des pics d'EMG et
l'amplitude des pics de PIC (fig. 2) (r = 0,8 ; p < 0,01) ; pour l'ensemble
des patients, les corrélations individuelles varient entre 0,66 et 0,88.
Au cours des contractions volontaires des muscles périnéaux (fig. 3), les élévations
supra systoliques de la PIC correspondent toujours à une forte activité EMG.
La durée de la contraction est toujours égale à la durée de l'élévation de
la PIC. Dans cette expérience, la PIC a dépassé de trois à cinq fois la
pression systolique. Les maximums des pics enregistrés au cours des
contractions volontaires ont dépassé de 20 à 65 % les valeurs obtenues au
cours de la stimulation. Ils ont été deux fois supérieurs chez un patient.
L'amplitude des pics d'EMG a été corrélée avec 1'amplitude des pics de la
PIC (r = 0,77, p < 0,01 avec des valeurs individuelles variant entre 0,60 et
0,91). Enfin, le coefficient de corrélation des surfaces sous la courbe du
signal EMG et du signal de la PIC est très élevé pour chaque patient, il
varie de 0,80 à 0,99, et pour l'ensemble des patients, il est de 0,96, p <
0,001.
Après anesthésie du nerf dorsal (fig. 4), nous constatons, malgré la
stimulation, une activité EMG pratiquement nulle et des variations très
faibles de la PIC. Par contre, les contractions volontaires (fig. 5) ne sont pas
modifiées et entraînent toujours les mêmes variations de la PIC.

Fig. 1. - Enregistrement simultané de la
stimulation du gland pénien SP (tracé du haut),
de l'EMG périnéal (au milieu) et de la PIC (en bas)
montrant une très bonne correspondance dans le temps entre ces trois mesures.

Fig. 2. - Courbe de régression traduisant
la corrélation entre l'amplitude des pics d'EMG et l'amplitude de la PIC.

Fig. 3. - Enregistrement simultané lors
d'une contraction volontaire,
de l'activité EMG des muscles périnéaux (tracé du haut) et de la PIC (tracé
du bas).
DISCUSSION
Bien que le rôle exact des muscles périnéaux
et en particulier des IC soit sujet à discussion, ces résultats font voir
l'importance de leur contribution dans l'obtention des pressions
intra-caverneuses supra systoliques.
Ces résultats sont tout à fait superposables à ceux obtenus par Becket [2]
chez l'animal. Par contre, ils ne sont pas en accord avec ceux obtenus récemment
par Gestenberg [9] qui ne retrouve aucune activité musculaire au cours de l'érection.
Ces auteurs ont pratiqué un enregistrement EMG à partir d'une aiguille
coaxiale. Ce type d'enregistrement a l'avantage d'être plus précis que celui
obtenu par des électrodes de contact, mais présente l'inconvénient de ne
donner que l'activité électrique des quelques fibres situées à proximité de
la pointe de l'aiguille. Nous avons utilisé cette technique, et obtenu des résultats
moins constants qu'avec les électrodes de contact probablement parce qu'un léger
déplacement de l'aiguille au cours de l'expérience peut faire « perdre » le
signal. De plus, il est possible que le côté plus invasif de la méthode
inhibe la réaction physiologique. Les petites électrodes de contact ont
l'avantage de donner le reflet de l'activité musculaire globale des muscles
sous jacents sans pour autant capter l'activité musculaire à distance, ce qui
nous paraît plus adapté à ce type de mesures et constitue néanmoins une méthode
parfaitement reconnue et reproductible. De plus, au cours de cette expérimentation,
Gestenberg demanda aux patients de ne pas contracter leurs muscles périnéaux.
II est possible que cette injonction ait inhibé la réaction physiologique.Nous
avons montré que lors d'une variation de pression exercée sur le gland, la PIC
pouvait dépasser de deux à quatre fois la pression systolique. Ces résultats
sont en accord avec les expérimentations réalisées par Becket [2], en
particulier chez le cheval, au cours du coït.
Elle confirme deux études que nous avons pratiquées : l'une au cours d'une érection
artificielle ou nous avons montré qu'une contraction des muscles périnéaux
s'accompagnait d'une élévation de la PIC de 300 mm Hg [4] ; et une autre au
cours du sommeil paradoxal où nous avons mis en évidence des pics de pression,
synchrone de la contraction des muscles périnéaux atteignant 400 mm Hg [5]. Ce
travail confirme l'existence d'une activité musculaire au cours de l'érection
comme le suggèrent les travaux de Wespes [ 14], de Karacan [ 18], de Meehan
[3], et parfaitement en accord avec les conceptions de Bondil [6] et Schmidt
[19] sur le rôle de la musculature striée périnéale.
Nous venons de montrer que de faibles variations du stimulus entraînaient de
fortes variations de la PIC. II existe donc un phénomène d'amplification qui
semble donner à la musculature ischio-caverneuse un rôle majeur.
Le fait que les contractions volontaires entraînent une élévation de la PIC
supérieure aux élévations provoquées par la stimulation du gland est
probablement dû à un recrutement plus important des unités motrices des IC
lors de la contraction volontaire.
L’anesthésie du nerf dorsal de la verge qui abolit l'effet de la stimulation
tant sur l'activité EMG que sur la PIC, s'explique par l'inhibition de l'arc réflexe
ischio-caverneux, et du passage par le nerf dorsal de sa composante sensitive
[16].
Il est cependant évident que nous ne pouvons pas, à partir de cette expérience,
affirmer l'existence du lien de causalité dans la séquence stimulation ®
EMG ®
élévation de la PIC. Nous ne pouvons actuellement que donner des arguments en
faveur de cette séquence. Pour ce faire, nous avons cherché à montrer
l'existence d'un décalage dans le temps, l’EMG succédant à la stimulation
et l'élévation de la PIC succédant à l'EMG. Malheureusement, les très
faibles écarts de temps et l'appareillage utilisé ne nous ont pas permis
d'objectiver ce phénomène.
En effet on pourrait parfaitement imaginer que les variations de pression exercées
sur le gland entraînent par simple transmission mécanique une élévation de
la PIC sans que les muscles IC interviennent.
Ceci est très improbable, car le gland qui constitue l'extrémité antérieure
du corps spongieux ne fait pas partie du même compartiment liquidien que le
corps caverneux. On doit donc s'attendre lors d'une stimulation, à un
amortissement de l'onde. C'est ce que nous observons effectivement figure 4 au
cours de l'anesthésie, où une pression de stimulation de 1'ordre de 100 mm Hg
entraîne des variations de la PIC de l'ordre de 20 mm Hg. De plus, la
transmission de pression par contiguïté explique mal le phénomène
d'amplification, lequel ne s’observe que lors d'une activité EMG. Il est donc
difficilement envisageable que 1'activité EMG soit la conséquence de l’élévation
de la PIC, et les arguments les plus forts en faveur de la séquence STIM ®
EMG ®
PIC sont les suivants :
-
il n'y a jamais d'élévation de la PIC sans stimulation ;
-
la stimulation entraîne toujours une activité EMG et une élévation de
la PIC, simultanément ;
-
on n'observe jamais d'élévation de la PIC sans élévation simultanée
de 1'EMG,
-
la surface sous la courbe de 1'EMG est très bien corrélée avec la
surface sous la courbe de la PIC.
Cette étude nous permet d'étayer la théorie selon laquelle la tumescence
serait un processus essentiellement vasculaire, avec augmentation du débit
d'entrée et diminution du débit de sortie. Durant cette phase, la PIC
resterait strictement en dessous de la pression systolique, tout en restant
relativement constante, c'est ce que nous appelons la phase
vasculaire infra systolique. Au cours de la rigidité, se produisent des
pics de pression de courte durée (1 à 3 secondes) sous dépendance musculaire
striée. Ils traduisent une élévation brutale de la PIC suivie d'un retour à
la pression systolique entre deux contractions : c'est une phase instable où la
PIC passe en 1'espace de trois secondes de 120 mm Hg à 400 mm Hg pour
redescendre à 120 mm Hg. C'est la phase
musculaire striée supra systolique.
Au cours des mouvements de va-et-vient, le gland est soumis à des variations de
pression dues à la musculature péri vaginale située uniquement dans le tiers
externe. Le delta de pression enregistré est de l’ordre de 20 à 40 mm Hg
[20]. Cette variation de pression que subit le gland à 1'entrée du vagin est
suffisante pour déclencher le réflexe ischio-caverneux [16].
Il est donc probable que la simple pression que subit le gland, à 1'entrée du
vagin, sous 1'effet des muscles péri vaginaux, déclenche une contraction réflexe
des muscles ischio-caverneux, laquelle provoque une élévation brutale de la
PIC entraînant une forte rigidité de quelques secondes, favorisant ainsi la pénétration.
La progression du gland dans les deux tiers internes entraîne une chute de la
pression exercée sur le gland, déclenchant à nouveau le réflexe et un pic de
rigidité. Si le mouvement de va-et-vient se poursuit, le gland est à nouveau
stimulé par les muscles péri vaginaux, d'où nouveau pic de pression et ainsi
de suite.
Ces faits suggèrent qu'un bon tonus musculaire péri vaginal favorise une bonne
rigidité pénienne, comme un bon tonus périnéal masculin favorise une bonne
rigidité.

Fig. 4. - Enregistrement simultané après
anesthésie du nerf dorsal de la stimulation SP (tracé du haut),
de l'EMG (au milieu) et de la PIC (en bas).
On remarque l'absence de pic d'EMG et les très faibles variations de la PIC,
traduisant l'abolition de l'arc réflexe ischio-caverneux.

Fig. 5. - Enregistrement simultané après
anesthésie du nerf dorsal de la verge,
de l'EMG périnéal (tracé du haut) et de la PIC( en bas) lors d'une
contraction volontaire.
On observe la conservation de la contraction musculaire volontaire et de son
effet sur les variations de la PIC.
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