L'ACTIVITÉ SEXUELLE


L'homme actif et la femme passive

Culturellement l'homme est poussé dans sa sexualité à être actif, alors que la femme est plutôt poussée à être passive.

Conformément à notre culture, c'est l'homme qui doit initier la relation sexuelle et une fois la relation sexuelle commencée, c'est lui qui doit agir pour donner du plaisir à sa partenaire. Celle-ci peut donc se permettre d'attendre passivement que l'homme montre ce qu'il sait faire, ce qu'il est capable de faire, comme dans une représentation, un examen ou une épreuve sportive. L'homme se trouve alors dans un processus d'obligation de résultats qui provoque immédiatement une stimulation sympathique. Ceci le rend d'amblé non performant car éjaculateur précoce et avec une érection de moins bonne qualité.

Deux phénomènes néfastes se conjuguent :

1) Une mauvaise connaissance physiologique de l'homme, amenant celui-ci à raisonner par analogie, et à utiliser des lois bien adaptées pour la réussite sportive ou professionnelle mais inappropriées à la sexualité, aboutissant ainsi à l'inverse du but recherché.

2) Un fait culturel qui pousse l'homme à être actif et la femme à être passive

Ces deux composantes aboutissent à un comportement opposé au fonctionnement physiologique.


Pourquoi la passivité de la femme ?

Culturellement la femme ne doit pas montrer son désir sexuel. Elle attend que l'homme se déclare et agisse. Elle va donc, en raison de son "a priori" de passivité, induire chez l'homme un comportement actif. C'est comme si culturellement la femme pouvait et devait se mettre en état para-sympathique alors que l'homme était poussé à être sous dominance sympathique.

Ce culturel contraire à la physiologie favorise un mauvais fonctionnement sexuel.

L'homme sent confusément que sa culture le gêne dans sa sexualité mais il ne sait pas bien où et comment. Le problème est d'autant plus difficile que l'homme s'accroche à sa culture pour se différencier de l'animal. En effet, il y a bien sûr des aspects de la sexualité humaine qui dépendent positivement du culturel, ne serait-ce que la création artistique très liée à la problématique sexuelle. On peut se demander, en effet, si la création artistique n'est pas la conséquence d'une articulation hautement problématique entre le culturel et le pulsionnel.